Pays de Galles

Tintern Abbey

Depuis le XVIIIe siècle, les paysages de la vallée profonde et boisée de la Wye et les ruines majestueuses de l'abbaye ont séduit bien des voyageurs et inspiré des poètes. Un sonnet de Wordsworth, Lines composed a few miles above Tintern Abbey, décrit cet endroit romantique:

[...] une fois encore
J'aperçois ces versants abrupts et altiers,
Qui a ce cadre sauvage et solitaire impriment
Des pensées d'une solitude plus profonde [...]

L'abbaye fut fondée en 1131 par des moines cisterciens qui cultivaient les terres avoisinantes (aujourd'hui une forêt). Ils en firent un influent foyer religieux. Au XIVe siècle, c'était l'abbaye la plus riche du pays de Galles, mais elle subit le sort des autres monastères en 1536 lors de la Dissolution. Ses ruines sont ouvertes à tous les vents, et les arcs et les fenêtres leur donnent une beauté et une grâce mélancoliques.

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Monmouth

L'histoire de cette ville de marché située au confluent de la Wye et de la Monnow est riche. Derrière Agincourt Square se trouve le château du XIe siècle, à présent en ruine, où naquit Henri V en 1387. À côté, le Regimental Museum. Une statue d'Henri V se dresse sur la place, ainsi que celle de Charles Stewart Rolls, né non loin de là, à Hendre. Le cofondateur de l'entreprise de construction d'automobiles Rolls-Royce est mort dans un accident d'avion en 1910.

Lord Horatio Nelson, le célèbre amiral, vint à Monmouth Museum, en évoque le souvenir.

Monmouth était le chef-lieu du comté de Montmouthshire, comme le rappellent les élégants et opulents bâtiments georigens, dont le Shire Hall raffiné, qui domine Agincourt Square. À l'entrée ouest se trouve le monument majeur de la ville; l'étroit Monnow Bridge, du XIIIe siècle, est sans doute le seul pont fortifié encore debout en GB.

Du haut du Kymin (256 m), on a la meilleure vue sur les environs. Le Naval Temple qui le couronne date de 1801, quand la marine britannique "régnait sur les mers".

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Blaenafon

Les mines de charbon des vallées du sud du pays de Galles sont presque toutes désaffectées, alors qu'il y a 100 ans la prospection de la houille agitait cette région. Si l'on n'extraie plus de chabron au Big Pit, le Mining Museum entretient le souvenir de cette puissante industrie. Fermé en 1980, le Big Pit rouvrit 3 ans plus tard comme musée. Une parcours balisé à la surface mène des bains des mineurs à la forge, aux ateliers et à la salle des machines. On y voit aussi la réplique d'une galerie souterraine, où les méthodes de travail sont expliquées. Mais le moment fort de la visite se passe sous terre. Equipé d'un casque de mineur, d'une lampe et de batteries de sécurité, on descend dans une cage à 90 m au-dessous de la surface, avant de suivre d'anciens mineurs à travers les galeries et les écuries souterraines.

Blaenafon conserve aussi des vestiges de l'industrie sidérurgique; de l'autre côté de la vallée s'élèvent les hauts fourneaux du XVIIIe siècle et les cottages ouvriers qui faisaient partie des Blaenafon Ironworks. C'est aujourd'hui un musée industriel.

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Caerleon

Caerleon fut, avec York et Chester, l'un des 3 camps romains de GB destinés à des légions d'élite. À partir de 74 apr. Jc, Caerleon (Isca pour les Romains, du no de l'Usk qui arrose la ville) fut la garnison de la IIe légion Augusta, envoyée au pays de Galles pour mater les tribus silures. Les vestiges de leur camp se trouvent maintenant sous la ville moderne et le fleuve.

Les fouilles de Caerleon ont été riches d'enseignement sur la vie sociale et militaire. En effet, les Romains n'avaient pas seulement construit un camp pour les 5 500 soldats de leur troupe d'élite, mais une ville entière. À en juger par les fouilles effectuées depuis la mise au jour d'un amphithéâtre en pierre par Sir Mortimer Wheeler en 1926, Caerleon est l'un des sites militaires romains les plus vastes et les plus importants d'Europe. Les défenses englobent, sur 20 ha, 64 rangées de casernes disposées 2 par 2, un hôpital et des thermes.

À l'extérieur du camp, les fondations de l'amphithéâtre sont très bien conservées. Il pouvait accueillir 6 000 spectateurs venus venir voir des sports violents ou des combats de gladiateurs. Les thermes, qui se visitent depuis 1985, sont plus impressionnants encore. Somptueux, ils apportaient tout le confort de la civilisation à une armée postée aux marches des contrées barbares: une piscine découverte, un terrain d'exercice, un gymnase et une suite de bains-chaud, tiède et froid.

À côté se trouvent les fondations des seuls baraquements de légionnaires visibles en Europe. Les nombreux objets découverts sur le site, parmi lesquels une belle collection de pierres gemmes gravées, sont exposés au Legionary Museum.

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Chronologie

75 apr. JC.
Construction du camp romain

1000
1093 Construction du 1er château normand par Robert Fitzhamon de Gloucester.

1100
1107
Mabel Fitzhamon hérite du château. Son mari est fait Lord de Glamorgan.

1183 Une incursion galloise l'endommage.

1300
1308-1414
 Il appartient à la famille Despenser.

1400
1423-1449
La famille Beauchamp ajoute la tour octogonale et le plafond du Great Hall

1445-1776 Il appartient tour à tour aux Neville, aux Tudors et aux Herbert.

1700
1766
La famille Bute acquiert le château.

1800
1867
 Le 3e marquis de Bute commerce la reconstruction.

1900
1948
Le château est confié à la ville de Cardiff.

Salle des banquets

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Dans cette pièce, les peintures murales et la cheminée en forme de forteresse racontent l'histoire du château.

La tour octogonale

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Où Beauchamp Tower, abrite la Chaucer Room de Burges, décorée de sujets tirés des Contes de Canterbury.

Roof Garden

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Dallages, arbrisseaux et fontaine centrale donnent un air méditerranéen à ce jardin d'hiver que Bruges souhaitait la pièce maîtresse des appartements.

Bute Tower

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Dans Bute Tower fut aménagée en 1873 une suite d'appartements privés, dont une salle à manger, une chambre à coucher et un salon.

Bibliothèque

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Des scribes présentant les caractères des anciens alphabets grec, assyrien, hébreu, égyptien et gallois ornent la cheminée.

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